Le règne des magots.

Une mode très curieuse du XVIIIe est de garnir son boudoir ou son salon de figurines de porcelaine appelées magots ou pagodes, représentant des Chinois à gros ventre bougeant (ou pas) la tête, pour s’entendre dire par les beaux esprits « Comme il est laid ! Il ressemble comme deux gouttes d’eau à votre benêt de mari. »
Emilie en possède des dizaines qu’elle s’amuse à mettre en mouvement tous ensemble ! (suivant les dire de Madame de Graffigny)

Diderot ridiculisa cette mode de collectionner ces magots en les qualifiant de « colifichets précieux dont la nation s’est entêtée » disant aussi « Le règne de Louis XV est celui des magots ».

Le café parisien « Les Deux Magots » témoigne encore d’une mode qui fit fureur au XVIIIe siècle, celle (ridicule) de collectionner des chinois de porcelaine !

Le café Les Deux Magots en est un beau témoignage car son nom provient de l’enseigne de l’ancien magasin de nouveautés sur lequel le café fut édifié en 1885, il en a gardé le nom et les magots (statues) qui ornent la salle aujourd’hui

Les magots ont vu défiler Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Elsa Triolet, Aragon, Gide, Giraudoux, ou encore Picasso, Fernand Léger, Prévert, Hemingway…, Breton, Sartre, Beauvoir…

Aujourd’hui, ils attirent les personnalités du monde des arts et de la littérature, de la mode et de la politique, et touristes du monde entier !

Couleur XVIIIe
Lorraine insolite et galante au XVIIIe siècle, mais pas que !